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DIEU DEVANT PHARAON : QUAND LA RÉSISTANCE NOUS POUSSE À DOUTER

« Pharaon répondit : Qui est l’Éternel, pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? Je ne connais point l’Éternel, et je ne laisserai point aller Israël. » Exode 5:2Introduction : lorsque la réalité contredit ce que Dieu nous a ditMoïse avait reçu une mission de D…

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18 octobre 2026·8 min de lecture
« Pharaon répondit : Qui est l’Éternel, pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? Je ne connais point l’Éternel, et je ne laisserai point aller Israël. » Exode 5:2Introduction : lorsque la réalité contredit ce que Dieu nous a ditMoïse avait reçu une mission de Dieu : aller devant Pharaon et demander la libération du peuple d’Israël.Dieu lui avait parlé. Il lui avait donné des signes et lui avait révélé ce qu’il devait faire. Pourtant, lorsque Moïse se présente devant Pharaon, la réponse qu’il reçoit est loin de ce qu’il pouvait espérer.Pharaon refuse catégoriquement d’obéir.« Qui est l’Éternel ? Je ne connais point l’Éternel, et je ne laisserai point aller Israël. »Derrière cette réponse se trouve une confrontation entre la parole de Dieu et la résistance de Pharaon.Et c’est ici que l’histoire de Moïse devient particulièrement intéressante pour nous.Car il arrive que nous recevions une direction, que nous ayons la conviction de devoir avancer dans une certaine voie, mais que, lorsque nous passons à l’action, la réalité semble contredire tout ce que nous avions compris.Nous pensions que les choses allaient s’ouvrir, mais elles se ferment. Nous pensions que la situation allait changer, mais elle devient plus difficile.C’est une chose de recevoir une parole de Dieu. C’en est une autre de continuer à y croire lorsque nous nous retrouvons devant Pharaon.1. Moïse avait reçu une mission, mais Pharaon n’était pas convaincuAvant même de rencontrer Pharaon, Moïse avait exprimé ses inquiétudes à Dieu. Il doutait de sa capacité à parler et rappelait qu’il avait la bouche et la langue difficiles (Exode 4:10).Dieu lui avait répondu en lui rappelant qu’il était celui qui donne à l’homme la capacité de parler et qu’il serait avec lui.Pourtant, devant Pharaon, Moïse devait faire face à une réalité concrète : il était un homme limité, confronté à un roi puissant qui ne voulait pas écouter.Moïse pouvait parler, mais il ne pouvait pas obliger Pharaon à obéir.Il pouvait transmettre le message, mais il ne contrôlait pas la réaction de celui qui le recevait.Cette distinction est importante.Dieu n’avait pas demandé à Moïse de devenir Pharaon, ni de posséder la puissance politique du roi d’Égypte. Il lui avait demandé de se tenir devant lui et de transmettre sa parole.Moïse était responsable d’obéir à Dieu. Il ne pouvait pas contrôler la réponse de Pharaon.Nous devons parfois apprendre la même leçon : être dans la volonté de Dieu ne signifie pas que toutes les personnes que nous rencontrerons accepteront notre parole ou faciliteront notre chemin.2. « Tu es Dieu seulement dans ta présence ? »C’est peut-être ici que commence le véritable combat intérieur de celui qui se retrouve devant Pharaon.Dieu avait montré des signes à Moïse. Il lui avait parlé dans le désert. Moïse avait vu le bâton devenir un serpent et sa main être atteinte puis guérie (Exode 4:1-8).Mais une fois devant Pharaon, il ne suffisait plus de se souvenir des signes. Il fallait continuer à avancer malgré le refus du roi.On pourrait presque imaginer cette question dans le cœur de Moïse :Seigneur, tu m’as montré ce dont tu es capable lorsque j’étais en ta présence. Mais maintenant que je suis devant Pharaon, que vais-je faire ?Tu m’as envoyé, mais cet homme refuse de reconnaître ton autorité. Tu m’as donné une mission, mais je ne peux pas le contraindre à t’obéir.Cette réflexion rejoint nos propres interrogations.Nous pouvons croire à la puissance de Dieu lorsque nous prions, lorsque nous étudions sa Parole ou lorsque nous sommes encouragés par un témoignage. Mais lorsque nous sortons de ces moments et que nous faisons face à des situations difficiles, nos certitudes peuvent être éprouvées.Dieu est-il toujours Dieu lorsque les circonstances refusent de changer ?La question n’est pas de savoir si Dieu cesse d’être Dieu. Son identité ne dépend pas de nos circonstances. La véritable question est de savoir si nous continuerons à lui faire confiance lorsque nous ne voyons pas encore son intervention.3. Lorsque nos limites deviennent notre première explicationMoïse avait déjà parlé à Dieu de ses difficultés à s’exprimer. Il aurait donc pu penser que la résistance de Pharaon venait de ses propres limites.C’est aussi ce qui peut nous arriver.Nous entreprenons quelque chose, mais nous rencontrons une opposition. Alors, nous commençons à chercher ce qui ne va pas chez nous.Peut-être que je ne suis pas assez compétent. Peut-être que je ne sais pas parler. Peut-être que je ne suis pas la bonne personne. Peut-être que si j’étais différent, les choses se passeraient autrement.Il est vrai que nous avons des limites et que nous devons parfois acquérir de nouvelles compétences, corriger nos erreurs ou revoir nos méthodes. Tout obstacle n’est pas nécessairement une opposition spirituelle.Mais il faut aussi comprendre que la résistance que nous rencontrons ne prouve pas automatiquement que nous sommes incapables, ni que Dieu nous a abandonnés.Moïse n’était pas un homme parfait. Pourtant, Dieu l’avait envoyé.Ce qui devait déterminer la suite de sa mission n’était pas sa capacité à contrôler Pharaon, mais sa fidélité à celui qui l’avait envoyé.4. Lorsque Pharaon nous traite comme si nous n’avions personne derrière nousAprès la première rencontre avec Moïse et Aaron, Pharaon ne se contente pas de refuser leur demande. Il alourdit les conditions de travail des Israélites.Il leur ordonne de continuer à produire la même quantité de briques, mais sans leur fournir la paille nécessaire (Exode 5:6-18).Le résultat est douloureux : le peuple travaille davantage et souffre davantage.Moïse était venu demander la libération du peuple, mais la situation semblait empirer.Voilà l’un des passages les plus difficiles de cette histoire : Moïse obéit à Dieu, transmet son message, mais le peuple qu’il veut aider subit une pression supplémentaire.C’est une réalité que beaucoup peuvent comprendre.Nous travaillons, mais d’autres semblent profiter du fruit de nos efforts. Nous nous épuisons sans voir de changement. Nous espérons sortir d’une situation, mais nous avons l’impression de nous enfoncer davantage.Dans ces moments, une question peut surgir :Seigneur, où es-tu dans tout cela ? Pourquoi avons-nous l’impression de porter seuls un poids aussi lourd ?La Bible ne présente pas la souffrance des Israélites comme une preuve que Dieu les avait oubliés. Au contraire, au début du livre de l’Exode, Dieu avait entendu leurs gémissements et s’était souvenu de son alliance (Exode 2:23-25).Mais le fait que Dieu entende leur cri ne signifie pas que leur délivrance serait instantanée.L’aggravation de la situation n’était pas la preuve que Dieu avait perdu le contrôle, même si le peuple ne pouvait pas encore voir comment il allait intervenir.5. « Où est le Dieu de nos pères ? »La question devient encore plus douloureuse lorsque les Israélites reprochent à Moïse et à Aaron d’avoir rendu leur situation plus difficile.Dans Exode 5:21, ils leur disent en substance que leur intervention les a rendus odieux aux yeux de Pharaon et qu’elle a mis leur vie en danger.Moïse lui-même retourne alors vers Dieu et lui demande pourquoi il a envoyé cette mission, puisque le peuple souffre davantage et que la délivrance n’est pas encore venue (Exode 5:22- 23).Moïse ne comprend pas ce qui se passe. Il avait obéi, mais le résultat immédiat semblait contredire la promesse.Cette scène nous rappelle que même celui qui reçoit une mission de Dieu peut traverser un moment d’incompréhension.La foi n’empêche pas toujours les questions. Elle nous apprend plutôt à apporter nos questions à Dieu sans oublier sa parole.Au chapitre 6, Dieu répond à Moïse en lui rappelant son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, ainsi que sa promesse de délivrer Israël de l’esclavage.Pharaon pouvait résister à la mission de Moïse, mais il ne pouvait pas effacer l’alliance que Dieu avait établie.6. Pharaon ne connaissait pas l’Éternel : mais qui devait le faire connaître ?Lorsque Pharaon demande : « Qui est l’Éternel ? », il refuse de reconnaître l’autorité du Dieu d’Israël.La réponse divine apparaît dans Exode 7:5 :« Les Égyptiens connaîtront que je suis l’Éternel, lorsque j’étendrai ma main sur l’Égypte, et que je ferai sortir du milieu d’eux les enfants d’Israël. »Pharaon dit qu’il ne connaît pas l’Éternel. Dieu annonce que les événements qui vont suivre révéleront son autorité.Moïse n’avait donc pas à prouver sa propre grandeur. Il devait obéir au Dieu qui allait se révéler à travers cette confrontation.C’est une différence essentielle : Moïse était le serviteur envoyé, mais Dieu était celui qui accomplirait la délivrance.La mission ne reposait pas uniquement sur les capacités de Moïse. Elle s’inscrivait dans le dessein de Dieu.Cela ne signifie pas que chaque difficulté de notre vie se terminera nécessairement par un miracle spectaculaire. Le récit de l’Exode parle d’une délivrance particulière, liée à l’alliance de Dieu avec Israël. Mais il nous rappelle que la résistance humaine ne détermine pas à elle seule la fidélité de Dieu.Conclusion : Moïse était limité, mais Dieu ne l’était pasMoïse se tenait devant un roi qui refusait d’obéir. Il avait ses limites, ses inquiétudes et ses moments d’incompréhension.Pharaon, lui, disposait du pouvoir de l’Égypte et pouvait rendre la vie du peuple encore plus difficile.Mais le récit de l’Exode ne s’arrête pas à la résistance de Pharaon. Dieu poursuit son dessein, accomplit ses signes et fait sortir son peuple d’Égypte.Cette histoire nous invite à distinguer nos limites de la fidélité de Dieu.Nous ne pouvons pas toujours contrôler les circonstances. Nous ne pouvons pas forcer les autres à nous écouter. Nous ne savons pas toujours pourquoi une situation devient plus difficile après que nous avons pris une décision qui nous semblait juste.Mais nous pouvons continuer à chercher la volonté de Dieu, à agir avec sagesse et à lui faire confiance sans prétendre connaître à l’avance la manière dont il interviendra.